 L'incontinence urinaire d'effort est
définie par des fuites survenant lors d'efforts physiques (toux,
marche, course, éternuement, lever de poids.....), sans aucun
besoin et sans prévenir. Le bilan doit comporter un examen
clinique à la recherche d'un prolapsus génito-urinaire (descente
d'organe), d'un rétrécissement du méat urétral qui pourront
nécessiter un traitement spécifique, il doit également
comporter un examen vessie pleine (cystoscopie) et un bilan
urodynamique (enregistrement des pressions de la vessie et du
sphincter).
Au terme de ce bilan le chirurgien urologue pourra proposer
soit une rééducation pelvi-périnéale ( le plus souvent en 1ere
intention) réalisée par un kinésithérapeute spécialisé, soit un
traitement chirurgical de cette incontinence urinaire à
l'effort.
Le traitement chirurgical consiste à mettre en place une
bandelette sous urétrale (prothèse en polypropylène) :
Bandelette TVT ou TOT selon la voie d'abord. Cette
bandelette crée un point fixe sous le col vésical, assurant la
continence à l'effort. Les résultats sont satisfaisants dans
environ 90- 95% des cas.
L'intervention est réalisée au cours d'une courte
hospitalisation (36 heures), sous anesthésie générale ou
locorégionale. Il est réalisé une incision vaginale, avec 2
petites incisions cutanées (points résorbables). La sonde
vésicale est retirée le lendemain de l'intervention, en
vérifiant la bonne vidange de la vessie. Un arrêt de
travail de 3 semaines est généralement prescrit, avec
interdiction des bains et des rapports sexuels. Il est également
préconisé de ne pas soulever de charges durant cette période.
Il existe , par ailleurs , d'autres types d'incontinence
urinaire dite par impériosités (besoin d'uriner impérieux) qui
ont un mécanisme et un traitement différent des fuites par
incontinence à l'effort, nécessitant un bilan urologique
spécifique .
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